Après les « Trente Glorieuses » (1945-1975), le
retour des idées libérales ouvre une période de dérégulation, de retour de la
prééminence des marchés. Cela s’accompagne de crises récurrentes, de politiques
de rigueur, de croissance faible, de montée des inégalités et de concurrence
entre les pays, y compris en Europe, dans les domaines social et fiscal. La
crise de 2008 et ces prolongements actuels sont la traduction dans le domaine
financier de ces déséquilibres.
Pour sortir de cette situation, plusieurs solutions sont
envisageables : encore plus de rigueur, d’affaiblissement de l’Etat et
d’influence des marchés, comme le prônent les néo-libéraux depuis trente ans.
Ou, au contraire, un encadrement des marchés financiers, une fiscalité plus
juste permettant de réduire la dette et les inégalités, et une meilleure
redistribution des richesses entre les ménages et les détenteurs de capital. Cela
contribuerait à une relance de la croissance, elle-même permettant de faire
baisser le chômage, réduire les dépenses sociales et générer de nouvelles
recettes. Cela suppose aussi de s’appuyer sur des services publics performants
et la mise en œuvre de solutions durables sur le plan écologique, tout en
oeuvrant pour une meilleure coopération en Europe.
Ces différences d’orientations économiques dépendent
largement des choix politiques qui seront faits dans les mois et les années à
venir, en France et en Europe.
Quelques sources pour en savoir plus :
- Alternatives Economiques, revue mensuelle vendue en
kiosque et accessible sur internet